Z. BRABANT

 

Historique

Les annuaires montréalais permettent de reconstituer assez fidèlement le parcours de Zéphirin Brabant.  Il est difficile de cerner ce qui l'a amené vers le monde médical puisqu'il est indiqué comme fabricant de malles dans les années 1880, puis contremaître à la fin de cette décennie.  Il est désigné herboriste en 1891, et en 1892 l'annuaire le dit Specialist in herbal remedies for stomach diseases, poorness of blood and secret complaints.  En 1889, il fit breveter un certain remède "pour la gastralgie, l'entérite, les flatuosités, les crampes, etc.

Il continue d'apparaître en tant qu'herboriste jusqu'en 1905.  Dans l'annuaire de 1906, il est devenu propriétaire de l'Institut Électro-Thérapique, dont la vocation n'est pas précisée.  Il restera à la tête de cet institut jusqu'à sa mort, survenue vers 1920 ou 1921.

On lui doit de nous avoir légué certains des plus beaux exemples de prose publicitaire, comme vous le verrez plus bas.

 

 

Publicité

Panacée du Père Lafitau

Source: Le Journal du Peuple, Montréal, vol.1, no.1, 2 février 1895.

 

INCROYABLE MAIS VRAI

La dyspepsie sous toutes ses formes, rhumatismes, gouttes, plaies, ulcères, dartres, épilepsie, phtisie, maladies du cœur, débilité, faiblesse, maladies spéciales à la femme, impuissance, stérilité, affections contagieuses, guérison sûre et certaine de toutes maladies anciennes, dites incurables, sans poisons qui empoisonnent et ruinent à jamais les plus fortes constitutions, etc.

M. Z. Brabant, Herboriste pratique, invite les malades les plus désemparés de venir le voir au No.2242 rue Notre-Dame, Montréal, où ils seront sûrs d’être soignés avec des herbes, des plantes, des tisanes, les remèdes que nos pères se servaient, et ils s’en trouvaient bien.

Source: La Patrie, Montréal, 5 février 1895.

 

À ceux qui disent que la dyspepsie ne se guérit pas

Après avoir souffert de dyspepsie pendant 7 ans, dire combien j’étais malheureux, personne ne peut s’en faire une idée.  Non seulement je souffrais de difficulté dans ma digestion mais j’étais toujours constipé, vomissement après les repas, l’estomac était rempli de vents, inflammation de rognons, avec attaque de consomption.

La nuit il m’était impossible de dormir, tant mes nerfs étaient agités.  Après avoir pris des centaines de remèdes sans résultat, une personne mourante de cette maladie dit avoir été guérie d’une manière miraculeuse par m. Z. Brabant, Herboriste.  Je décidai donc de prendre de ses remèdes.  Grâce à son traitement habile, je fus guéri en un mois.

Source: La Patrie, Montréal, 27 avril 1896.

 

RETOUR