DAME R. DESMARAIS (VEUVE A. LACROIX )

 

Historique

 

Il est difficile de retracer l'histoire d'un personnage aussi obscur que la veuve Desmarais-Lacroix, mais les annuaires montréalais fournissent des indices qui permettent de s'en faire une idée.  C'est en 1880 qu'apparaît pour la première fois Mme Rosalie Desmarais, veuve d'Antoine Lacroix.  Il est possible que Mme Desmarais ait emménagé à Montréal suite au décès de son mari, et qu'elle ait élaboré son entreprise médicale à partir de ce moment, question de subvenir à ses besoins.

L'annuaire de 1885 indique pour la première fois l'existence de la Desmarais & Lacroix au 898 Ste-Catherine, en tant que "herb dealers".  Les partenaires sont alors Mme Desmarais et un certain Édouard Lacroix, qui apparaît dans l'annuaire la même année que la nouvelle compagnie.  Il est permis de croire que ce dernier soit apparenté au défunt mari de Mme Desmarais.  Édouard Lacroix est cité pour la dernière fois en 1888.  Pour les trois années à suivre, la compagnie apparaîtra dans les annuaires en tant que Desmarais & Son, aux 1261 et 1263 rue Mignonne.

En effet, un Magloire Lacroix apparaît en 1890 en tant que nouveau partenaire de la compagnie.  Il serait le fils de Mme Desmarais, mentionné comme successeur de celle-ci dans l'annonce ci-dessous.  Il apparaît aussi dans l'annuaire tantôt jardinier, tantôt herboriste.  En 1892, la compagnie devient la Mrs. Desmarais & Lacroix, jusqu'au décès de Dame Desmarais-Lacroix le 13 septembre 1894, à l'âge de 59 ans.  La compagnie déménagera environ un mois plus tard sur la rue St-Denis.  La même année, la rue Mignonne devient la rue de Montigny, qui deviendra plus tard le boulevard de Maisonneuve. 

Quant à Magloire Lacroix, il apparaît encore dans l'annuaire de 1895 en tant qu'herboriste, puis on perd complètement sa trace.  Au printemps 1896, m. Lacroix publia dans La Patrie une annonce indiquant qu'il cesserait ses activités à la fin avril.  La dernière de ces annonces paraît dans La Patrie du 28 avril.

Un article fort peu élogieux de juillet 1885 cite quelques-unes des préparations médicinales de dame Desmarais, sans plus de précision : le Bimadgia, l'Imogina, le Sirop Bimadis, l'Anokitas, l'Huile Andek, le Liniment Angoa et les Ciroïnes en boîte de Bakanad.

 

Sources:

Annuaires Lovell de Montréal, 1885-1895.

Union Médicale du Canada, Montréal, vol.14, no.7, juillet 1885, p.334.

 

 

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Source: Le Prix Courant, Montréal, vol.7, no.7, 17 octobre 1890.

 

La santé avant tout

La santé avant tout – Maladie dite à vue d’œil et tous les symptômes énumérés – Examen et consultation gratis.

Je reçois la clientèle de 9 heures a.m. à 8 heures p.m. Le samedi à 9½.  Aucun débit le dimanche.  Nous certifions que nous avons la meilleure purgation de poumons pour purger dans aucun temps de l’année, dans les canicules ou autrement.  Elle a pour effet de chasser les vers radicalement et de nettoyer le sang.  Je me fais un devoir de porter les faits suivants à la connaissance du public.

Certificat – Je soussignée, certifie avoir été guérie par les médicaments de Mme Desmarais et Lacroix, fils, des maladies suivantes dont je souffrais depuis dix ans : le catarrhe, les bronches qui m’ont conduit à la consomption, dyspepsie du foie, maladies de rognons, mal de matrice, pertes blanches, rhumatismes de nerfs et points dans toutes les parties du corps.  Je me suis fait soigner par plusieurs médecins de Valleyfield et toujours sans succès.  Ils ont constaté mes maladies chroniques.  Je suis allée voir Mme Desmarais et Lacroix, fils, et au bout de quinze jours, après avoir commencé leurs traitements, je me suis sentie un grand mieux.  Après trois mois de leurs soins, je me suis trouvée guérie.  Tous mes amis ont été surpris de me voir revenir en vie, car ils disaient tous que j’allais mourir à Montréal.  Je me ferai un devoir de donner toutes informations aux personnes qui s’adresseront à moi ou par lettre.

Source : La Patrie, Montréal, 1 février 1895.

 

M. M. Lacroix Successeur de Mad Desmarais

Informe le public et ses pratiques, qu'il discontinuera ses affaires vers le 25 avril et à cette occasion il offre ses remèdes moins que le prix courant.

Source : La Patrie, Montréal, 1 avril 1896.

 

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